AccueilQui sommes-nous?Nos établissements et servicesOffres d'emploisEspace adhérents

Nos établissements et services


Service de Prévention Spécialisée

SPS Blois
SPS Romorantin SPS Vendome

S.P.S siège administratif

12 rue Sainte Anne

41000 BLOIS

sps@acesm.fr

Tél : 02.54.78.51.64

La prévention spécialisée est définie par les articles L.121-2 et L.221-1 du code de l’action sociale et des familles. La loi du 14 mars 2016 relative à la protection de l’enfant a conforté la place de la prévention spécialisée dans le champ de la protection de l’enfance. Pour la mise en œuvre de ces actions, le Président du Conseil Départemental habilite des organismes publics ou privés dans les conditions prévues aux articles L 313.8, L 313.81 et L 313.9 du CASF.

La convention tripartite signée entre La commune d’intervention, le Conseil Départemental et l’ACESM définit les obligations de chacune des parties et plus particulièrement :

  • les modalités de développement d’actions de prévention spécialisée,

  • les modalités de participation de la Ville et du Département au financement.

Le SPS possède un mandat territorial pour intervenir sur les villes de BLOIS et de Vendôme. Le service compte deux établissements l’un à Blois pour des interventions sur les quartiers nord et la Quinière, l’autre à Vendôme pour intervenir sur l’ensemble de la ville.

L’équipe éducative est la composante des territoires de vie des jeunes. La cohésion dans le travail, la pluridisciplinarité, la diversité des profils, permettent aux équipes de « réfléchir autrement », d’échanger des pratiques pour prendre en charge des situations qui se font de plus en plus lourdes, adapter des réponses et imaginer des actions.

Les cinq principes fondateurs de la prévention spécialisée

  • Absence de mandat nominatif: la locution “absence de mandat” marque la différence fondamentale avec les formes d’action éducative, administrative ou judiciaire. Cela suppose qu’elle ne peut être imposée et repose sur la libre adhésion. Pour réaliser le premier principe, il est nécessaire que les personnes, sujets de l’action ne soient désignées nominativement par aucune autorité. Cette absence de mandat nominatif n’exclut pas la commande sociale, l’introduction des relations avec les détenteurs de l’autorité parentale, l’inscription dans le temps.

  • Libre adhésion: Il s’agit d’une démarche volontaire pour aller vers les jeunes dans leur milieu. Cette relation est contractuelle et librement consentie de part et d’autre. Elle implique les notions de temps et de confiance nécessaires à la mise en place de toute action éducative.

  • Respect de l’anonymat et du secret professionnel: cette action exige de la part des éducateurs, discrétion et confidentialité, qui garantissent l’efficacité et la crédibilité d’un travail fondé sur la confiance. Ce qui exclut la diffusion à l’extérieur, d'éléments concernant les jeunes, sans leur accord ou dans leur intérêt (dossiers ou de fichiers nominatif). Exerçant une mission de protection de l’enfance, les professionnels de la Prévention spécialisée sont soumis au secret professionnel qui est à conjuguer avec l’obligation de signaler les mauvais traitements et les situations de jeunes dangereux pour eux-mêmes et/ou pour autrui.

  • Non-institutionnalisation des activités: le principe de « non institutionnalisation » signifie que, pour pouvoir s’adapter en permanence à l’évolution du public auquel les équipes de Prévention spécialisée s’adressent, il faut éviter d’adopter des formes d’organisation et d’action qui réduisent leurs capacités d’évolution. Ce principe doit êtreconjugué avec la nécessité d’inscrire leur action dans la durée propre à faciliter l’établissement des liens de confiance précités.

  • Partenariat et inter-institutionnalité: un des objectifs étant de permettre l’intégration des jeunes dans les structures de droit commun, l’action s’exerce à deux niveaux : l’action auprès des jeunes et des familles pour aider cette intégration, l’action auprès des structures pour faciliter leur adaptation.

     

    Les finalités de l’action de la prévention spécialisée

  • prévenir la marginalisation et l’inadaptation sociale du jeune et des familles,

  • repérer et traiter les situations de jeunes présentant des risques de rupture qu’elles soient sociales, familiales, scolaires ou psychologiques,

  • être un moyen de socialisation et de promotion individuelle des jeunes en grande difficulté ainsi que de promotion collective des habitants des quartiers,

  • accompagner les jeunes dans leur insertion sociale et professionnelle en développant, en suscitant la création d’outils spécifiques tels que les chantiers éducatifs,

  • favoriser les prises de conscience par le milieu de vie des actions à mener en matière d’insertion sociale, afin que chacun puisse y trouver sa place,

  • faciliter l’accès du public concerné aux équipements de formation, de loisirs, de culture, au monde du travail, à l’amélioration des relations avec leur famille et leur environnement.

 

Des modalités d’intervention et des outils spécifiques

Le travail de « rue » est le moyen d’entrer en relation, de faire du lien avec les jeunes. Il permet aux éducateurs d’être connus et reconnus sur l’espace public. Dans la pratique, les éducateurs de prévention spécialisée cherchent à déterminer les périmètres pertinents « espaces de vie », territoires d’usage. « Aller vers » les groupes de jeunes sur les territoires informels qu’ils occupent, dédiés ou non, forme un enjeu éducatif primordial pour les équipes d’éducateurs spécialisés.

Par leur présence et leur immersion dans l’environnement social des jeunes, les éducateurs créent des liens éducatifs et cherchent à les maintenir. En situation urbaine ou semi-urbaine, les éducateurs parcourent les quartiers à pied, régulièrement, se posant en pied d’immeuble, aux abords des commerces et espaces publics dans la recherche de proximité avec les jeunes. Les éducateurs sont repérés, voire assimilés au paysage urbain et social. Les éducateurs exercent une mission d’observation sociale. Ils observent les interactions, les usages et les modes de vie sur les territoires. Ils décodent les phénomènes sociaux locaux. L’observation du territoire permet aux équipes d’envisager des projets d’actions collectives ou de DSL.

La présence sociale s’illustre par des passages informels ou des temps de permanences dans les locaux des éducateurs de prévention spécialisée. La présence sociale est formalisée de manière hebdomadaire pour donner un repère. Lors de ces permanences au local, les jeunes n’ont pas tous rendez-vous. Lorsque certains décident de pousser enfin la porte, les éducateurs saisissent l’opportunité pour leur proposer un créneau tout de suite ou un peu plus tard.

L’accompagnement individuel se met en place dès les rencontres sur l’espace public. Cette posture éducative est le support des actes visant la recherche de solutions aux problématiques des jeunes, qu’elles soient familiales, psychologiques, de décrochage, de désinsertion sociale ou de prise de risques. L’objectif est aussi d’amener le jeune à s’investir dans le portage de recherche de solutions le concernant. L’accompagnement éducatif se développe à partir du travail de rue, de l’accueil informel des jeunes ou lors des permanences tenues dans les locaux des équipes, ou encore par le « bouche à oreille » entre les jeunes, les familles et les partenaires.

Les actions collectives s’élaborent dans le cadre de groupes constitués et encadrés spécifiquement par les éducateurs. Ces derniers organisent des actions sportives et de loisirs, des actions culturelles et éducatives, des séjours, des chantiers éducatifs, des ateliers, des actions à thème (santé, famille, scolarité, formation) comme outil pour repérer des difficultés des jeunes et des familles et pour délivrer des messages préventifs et éducatifs. La Prévention spécialisée a une fonction de passeur des codes d’autres espaces sociaux.

Les séjours s’inscrivent au cœur d’actions sur le territoire ayant demandé l’implication de jeunes tout au long de l’année ou encore de besoins immédiats (des tensions sur le territoire par exemple) Ils permettent une rupture avec le milieu de vie, cimentent les liens entre les éducateurs et les jeunes et permettent d’aborder.

Le chantier éducatif est un outil qui consiste à aider les jeunes (16-25 ans) des quartiers prioritaires à (re)prendre confiance en soi, à répondre à un besoin de reconnaissance, de valorisation, à mesurer leur motivation à effectuer un travail, à adapter leur comportement en intégrant les règles liées à la vie de groupe, à leur donner une première expérience professionnelle et à vivre la réalité du monde du travail, et donc à inscrire le jeune dans une démarche de citoyen actif.

Les actions collectives dans le cadre du DSL se caractérisent par la présence des éducateurs durant des événements tels que les fêtes des habitants, les forums, les rencontres sportives. Inscrite dans le maillage partenarial et le lien social avec l’ensemble des habitants, la Prévention spécialisée contribue à l’émergence de projets et participe à la consolidation d’initiatives locales. N’ayant pas vocation à gérer des activités pérennes, la Prévention spécialisée s’efforce de passer le relais aux partenaires et aux collectifs d’habitants.